17 février 2015

L’éducation : clé de notre épanouissement collectif

Communiqués de presse

(Service de nouvelles de l’AEFNB – Fredericton) – L’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick a adopté, lors de la tenue de son conseil d’administration des 12 et 13 février, à Fredericton, son mémoire « L’éducation : clé de notre épanouissement collectif ».

Il s’agit d’un document de 16 pages destiné à l’honorable Victor Boudreau, ministre responsable de l’Examen stratégique des programmes. Dans ce mémoire, l’AEFNB exprime sa position à la révision stratégique des programmes et invite le gouvernement à se pencher sur les recommandations d’ordre fiscal, économique et social qui s’y retrouvent. Nous aspirons ardemment à faire de notre province un lieu qui offre un cadre de vie idéal qui permettra à nos générations actuelles et montantes de vivre, d’élever des enfants, de travailler et d’étudier dans des conditions optimales.

« Le gouvernement du Nouveau-Brunswick nous invite à réfléchir à l’avenir économique et social de notre province et nous répondons à l’appel en soulignant avec insistance et ténacité l’importance d’accroitre les investissements consentis dans la sphère de l’éducation en français. Ainsi, nous réitérons notre volonté de voir le gouvernement faire preuve de jugement et de discernement aux moments où les décisions seront prises. Les recommandations que nous formulons dans ce document insistent pour que nous adaptions un regard plus critique sur les conséquences possibles d’une réduction des fonds octroyés en éducation. La Commission sur l’école francophone, le Rapport du panel d’experts sur le financement de l’école francophone au Nouveau-Brunswick et le Rapport Pierre-Marcel Desjardins, notamment, ont clairement mis en évidence la nécessité urgente et incontournable d’investir en éducation et en développement de la petite enfance pour assurer la réalisation de l’égalité réelle en éducation et surtout, pour favoriser l’épanouissement des communautés francophones.2

Or, nous arguons également qu’en vertu des priorités culturelles, linguistiques et identitaires des milieux scolaires en contexte minoritaire et des obligations constitutionnelles des gouvernements, la mise sur pied de l’enveloppe égalitaire est capitale pour permettre aux éducatrices et éducateurs de bénéficier des ressources nécessaires afin d’assumer la double mission des écoles francophones néo-brunswickoises. Plus encore, les retombées positives des investissements effectués dans le système d’éducation, de la petite enfance au postsecondaire, se feront inévitablement ressentir sur le rendement des élèves et des étudiants et de surcroit, sur l’ensemble des secteurs socioéconomiques, » affirme Philippe Cyr, président de l’AEFNB.

Dans le cadre de cet exercice, l’AEFNB tient à adopter un point de vue critique, pondéré, éclairé et inclusif qui prend en considération l’intérêt de ses membres et des citoyens du Nouveau-Brunswick. « L’AEFNB est absolument convaincue que d’interrompre, ou pire, de ne pas appuyer l’enveloppe égalitaire aurait des conséquences trop néfastes sur la génération actuelle et la suivante. Justifier cet abandon par l’empressement d’équilibrer le budget, c’est d’intervertir les priorités des citoyens pour les priorités du monde financier. […] L’avenir du Nouveau-Brunswick et de sa communauté acadienne et francophone se joue maintenant. L’avancement d’un peuple et d’un État ne peut se faire de façon isolée. Il faut mettre en place des stratégies et des politiques qui favoriseront l’engagement et la contribution de chacun pour l’atteinte d’un idéal collectif. Ensemble, nous sommes plus forts! Ensemble, soyons plus forts! (p. 15) »

Selon le président de l’AEFNB, le gouvernement devra prendre des décisions qui ne viseront pas uniquement à sabrer les dépenses, mais qui permettront aussi de générer des revenus à moyen et à long terme. « Le Nouveau-Brunswick devra ultimement profiter de cet exercice de révision des programmes pour tirer le meilleur parti de son système d’éducation, de ses ressources naturelles, de son bassin de main-d’oeuvre qualifiée et spécialisée et des possibilités qu’offre la consolidation du bilinguisme chez les deux communautés linguistiques officielles, » conclut Philippe Cyr. Ensemble, offrons-nous les clés de notre épanouissement collectif!

Le mémoire est disponible pour téléchargement au lien suivant:

AEFNB-Memoire-FR

 

L’AEFNB a pour mission de favoriser l’avancement de l’éducation en français, de représenter les intérêts de la profession enseignante et de valoriser la langue et la culture françaises. Elle représente quelque 3 000 enseignantes et enseignants oeuvrant dans les écoles publiques de la maternelle à la douzième année ainsi que les enseignantes et enseignants suppléants.

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Communiqué de presse
Référence : 2015-03
Date : Le 17 février 2015
Cote : 1070-02

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