31 mars 2015

Budget 2015-2016 : Journée sombre pour l’éducation des jeunes du Nouveau-Brunswick

Communiqués de presse

(Service de nouvelles de l’AEFNB – Fredericton) – Aux premières loges pour assister au dépôt du budget du gouvernement du Nouveau-Brunswick pour l’année financière 2015-2016, l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) exprime son énorme déception et sa profonde inquiétude quant à la suppression de 249 postes d’enseignantes et d’enseignants.

Alors que le gouvernement précédent a vu à la restructuration du système dans le but de maximiser les ressources en salle de classe, le gouvernement actuel nous coupe l’herbe sous le pied. En réduisant le nombre d’enseignantes et d’enseignants dans le système scolaire, ce sont les élèves qui seront les plus touchés et qui écoperont de la mauvaise gestion des fonds de la province des derniers gouvernements.

« C’est un triste jour pour l’éducation au Nouveau-Brunswick. Avec un personnel enseignant réduit dans le système, nous aurons plus de difficultés à répondre aux besoins croissants des élèves. Nous avons le système le plus inclusif au monde et ceci nécessite des ressources qualifiées et spécialisées. En supprimant des postes, le gouvernement ampute les services qui permettent d’améliorer les apprentissages de tous les élèves. Lors de la dernière campagne électorale, le Parti libéral indiquait dans sa plate-forme qu’il travaillerait sans relâche pour assurer que les Néo-Brunswickois et leurs enfants puissent obtenir l’éducation qu’ils méritent et les compétences dont ils ont besoin. À la lumière du dernier budget, je crois que nos enfants méritent tellement mieux », affirme le président de l’AEFNB, Philippe Cyr.

L’AEFNB se dit également inquiète par rapport à l’attribution de sommes destinées à l’enveloppe égalitaire et à la mise en œuvre de la Politique d’aménagement linguistique et culturel (PALC). Puisqu’il n’y a aucune mention à ce propos dans le budget, quelle place le gouvernement réservet-il à ces initiatives cruciales pour la communauté francophone? S’acquitte-t-il de ses obligations constitutionnelles à cet égard?

L’AEFNB rappelle que dans le cadre de la révision stratégique des programmes, l’organisme a proposé des alternatives au gouvernement afin de résorber le déficit annuel tout en privilégiant la réalisation d’investissements, notamment en éducation, pour relancer l’économie de la province. Le mémoire que nous avons soumis suggère des pistes de solutions appuyées par des experts. Pourtant, encore cette année, nous sommes témoins de choix politiques et idéologiques qui vont à l’encontre des besoins plus que pressants des francophones en matière d’éducation en français et l’AEFNB craint fortement que ce budget plonge le Nouveau-Brunswick dans une situation socioéconomique encore plus grave qu’elle ne l’est présentement. Nous critiquons donc vertement ce budget et exprimons vigoureusement notre mécontentement », conclut le président de l’AEFNB, Philippe Cyr.

L’AEFNB a pour mission de favoriser l’avancement de l’éducation en français, de représenter les intérêts de la profession enseignante et de valoriser la langue et la culture françaises. Elle représente quelque 3 000 enseignantes et enseignants œuvrant dans les écoles publiques de la maternelle à la douzième année ainsi que les enseignantes et enseignants suppléants.

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Communiqué de presse
Référence : 2015-11
Date : Le 31 mars 2015
Cote : 1070-02

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