16 novembre 2016

Le retrait du renvoi sur les autobus scolaires : sensé, mais insuffisant

Communiqués de presse

(Service de nouvelles de l’AEFNB – Fredericton) – Avec la décision du gouvernement de retirer son renvoi sur les autobus bilingues, l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) maintient sa position initiale dans ce dossier en réitérant que la remise en question du transport scolaire homogène porte atteinte au principe de la dualité linguistique complète en éducation. Marc Arseneau, président de l’AEFNB, soutient que « l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés représente le socle de la protection et de la promotion des droits linguistiques des communautés de langue officielle en situation minoritaire. L’objet réparateur de l’article 23 sous-tend la nécessité impérative d’interpréter ces droits linguistiques de manière libérale et généreuse. Or, nous savons depuis fort longtemps que le débat entourant les obligations constitutionnelles du gouvernement en matière de transport scolaire homogène est stérile et ne mène à rien de bon. D’ailleurs, si la pleine gestion de l’éducation appartient aux CED, la question ne devrait même pas se poser ».

L’expérience désolante des écoles dites bilingues devrait suffire à démontrer l’importance de créer des espaces scolaires francophones et homogènes pour éviter les risques d’assimilation et d’acculturation des communautés de langue française vivant en contexte anglodominant. Pour plusieurs, les lieux scolaires, ce qui inclut évidemment les autobus, sont les seuls espaces de socialisation linguistique et culturelle en français. « Un gouvernement au fait de ses obligations constitutionnelles et des conséquences désastreuses de la fréquentation d’espaces scolaires bilingues serait le premier à mettre en valeur les bienfaits de la dualité linguistique en éducation pour l’ensemble de la communauté néo-brunswickoise. À quoi donc sert la PALC (Politique d’aménagement linguistique et culturel), votée à l’unanimité par nos élues et élus, si les actions et décisions politiques ne sont pas cohérentes avec la vision et les axes stratégiques de cette politique ?», ajoute M. Arseneau.

L’AEFNB exhorte le gouvernement et tous les partis politiques à assumer un leadership exemplaire et à réduire au silence ce pseudo-débat houleux qui mine l’harmonie linguistique souhaitable pour la province. Nous sommes d’avis que cette question devrait être abordée et tranchée dans l’arène politique et attendons avec impatience de voir notre gouvernement clore le dossier avec discernement et rapidité.

L’AEFNB a pour mission de favoriser l’avancement de l’éducation en français, de représenter les intérêts de la profession enseignante et de valoriser la langue et la culture françaises. Elle représente quelque 3 000 enseignantes et enseignants œuvrant dans les écoles publiques de la maternelle à la douzième année ainsi que les enseignantes et enseignants suppléants.

– 30 –

Communiqué de presse

Référence : 2016-11

Date : Le 16 novembre 2016

Cote : 1070-02

Relations avec les médias
Sylvain Lavoie, Directeur des communications stratégiques et des affaires publiques
sylvain.lavoie@aefnb.ca,
T. 506 452-1743 C. 506 478-8891