16 janvier 2019

La vérificatrice générale peint un portrait réaliste du système scolaire

Communiqués de presse

(Service des communications de l’AEFNB – Fredericton) – L’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) a pris connaissance des constats que contient le volume II du rapport de la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick – audit de performance en matière d’éducation. Le chapitre 2 de ce document bien ficelé (amélioration du rendement des élèves : un défi néobrunswickois) contient un certain nombre d’observations et de recommandations qui sont, de l’avis de l’AEFNB, tout à fait représentatives de la réalité du quotidien vécue par le personnel enseignant.

« En effet, ce sont des constatations qui surprennent peu étant donné la nature de nos doléances au cours des dernières années. L’AEFNB, étant toujours près de ses membres, est au fait des défis et des succès des écoles francophones. Les dossiers relatifs à l’inclusion scolaire, à l’accompagnement du personnel enseignant et à la stabilité du système d’éducation, entre autres, sont bien connus », mentionne la présidente de l’Association, Mme Lucie Martin.

L’AEFNB salue le travail de la vérificatrice générale qui a souligné avec justesse le haut niveau d’engagement de tout le personnel du système d’éducation. Comme l’AEFNB s’est imposé le devoir de le répéter depuis plusieurs années, leur travail peut s’avérer ardu dans un contexte politique et sociétal instable. D’ailleurs, l’ingérence politique et les conditions socioéconomiques ont été ciblées à maintes reprises par l’AEFNB comme des facteurs considérablement nuisibles à l’atteinte des résultats souhaités; nous sommes ravis que la vérificatrice générale confirme cette constatation.

La présidente de l’AEFNB ajoute qu’au sein d’un système scolaire inclusif « les enseignantes et les enseignants sont appelés à combler des besoins d’ordre physiques, cognitifs, psychologiques, comportementaux et socioaffectifs, ce qui complexifie grandement leur rôle. Je suis satisfaite que le rapport de la vérificatrice générale en fasse mention. Reconnaitre que le personnel enseignant doit d’abord et avant tout satisfaire les besoins fondamentaux des élèves (besoins vestimentaires, alimentaires, affectifs, etc.), c’est reconnaitre la profession enseignante comme un levier de l’épanouissement collectif, et c’est aussi reconnaitre la valeur du personnel enseignant qui exerce un emploi dans des conditions qui peuvent être pénibles ».

En ce qui concerne le secteur francophone plus précisément, l’AEFNB réitère son souhait de voir les ministères concernés par l’offre des programmes et services s’acquitter de leurs responsabilités en venant en appui à toutes les intervenantes et à tous les intervenants du système scolaire dans le respect de la dualité linguistique assurée par la Loi sur l’éducation, la Loi sur les langues officielles et la Charte des droits et libertés. De plus, à la lumière des propos tenus par la vérificatrice générale en matière d’ingérence politique, l’Association partage une inquiétude quant à l’ouverture de la Loi sur l’éducation.

L’AEFNB a pour mission de favoriser l’avancement de l’éducation en français, de représenter les intérêts de la profession enseignante et de valoriser la langue et la culture françaises. Elle représente quelque 3 000 enseignantes et enseignants oeuvrant dans les écoles publiques de la maternelle à la douzième année ainsi que les enseignantes et enseignants suppléants.

 

 

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Relations avec les médias
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